Archives de l’étiquette : amour de soi

M’aimer moi-même …comme un chercheur d’or

oiseau reflet eau

Il s’enfonce dans la caverne ou dans la rivière. Le voilà qui creuse entre les pierres, se martèle par moments sur les doigts. Le chercheur d’or ramène à la maison des fragments pour les examiner sous la loupe. Et tenace, il revient dans le roc tant qu’il n’a pas trouvé le filon convoité…

Trouvez-vous comme moi que ça nous ressemble, les humains, à la recherche de qui nous sommes de plus beau. À tâtons nous tentons d’accueillir ce que nous découvrons de nous-même, comme magnétisé vers un mystérieux filon dont notre cœur semble connaître l’existence…

Je ne connais pas conquête plus grande que celle d’arriver à devenir mon ami le plus intime, à l’envers et à l’endroit. Continuer la lecture de M’aimer moi-même …comme un chercheur d’or

Témoigner de notre expérience, quand on parle de l’invisible

Il y a des mots qui ressemblent aux vêtements de notre enfance : certains, on ne les portait que le dimanche ou les jours de fête, puis on se changeait en habits de semaine, au retour.

Il y a quelque chose de ça dans nos échanges en quête de sens :  plus on creuse en profondeur, plus les mots deviennent symboliques — alors ils sont plus abstraits …jusqu’à paraître décrochés de la réalité ordinaire. Certains mots sont trop sacrés, d’autres trop sucrés. Avons-nous peur de prononcer certains mots qui parlent de notre expérience intérieure ?…

Je m’adresse particulièrement ici à celles et ceux qui éprouvent un mouvement naturel à échanger à propos de quête de sens. Je vous propose de m’accompagner dans cette réflexion méditative, et d’écouter dans quelle énergie ça vous laisse.

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Un miroir qui m’en dit davantage

singe, miroirUn matin récent, alors que je me levais avec un visage un peu tuméfié, j’ai eu l’impression de conscientiser une nouvelle étape dans ma façon de me regarder dans le miroir.

Au lieu de me rechercher une contenance, ou de m’intérioriser pour retrouver mon plus beau moi-même, j’ai pris contact avec le bonhomme qui m’apparaissait — comme s’il était distinct de moi, un autre.
Je l’ai regardé attentivement, au neutre d’abord, puis intéressé à découvrir ce qu’il exprimait… Continuer la lecture de Un miroir qui m’en dit davantage

Atelier Un : invitation à notre prochaine rencontre : mercredi 17 février 2021, 19h30

Le thème :
Prendre l’autre à la gorge
…ou me prendre dans mes bras ?

Où en êtes-vous face à la polarisation des débats observée durant cette période — par exemple devant les accusations de racisme ou de manipulation de l’opinion publique — comme si de plus en plus il nous fallait choisir notre camp ?

L’atelier de janvier avait entamé le sujet. Nous allons le creuser plus loin encore, en nous demandant cette fois : Se peut-il que l’impulsion aux jugements tout-d’une-pièce, et même les colères qu’on dirait citoyennes, aient des racines jusque dans l’amour de nous-même ? Comment donc ?… Continuer la lecture de Atelier Un : invitation à notre prochaine rencontre : mercredi 17 février 2021, 19h30

Lorsqu’on vous aime assez pour vous chanter votre chanson

parent-enfant tendresseAvez-vous rencontré sur votre parcours des êtres, ne serait-ce qu’un seul, qui a deviné ce que vous portez d’unique, et vous l’a fait ressentir ?…

Dans ces moments-là le cœur entre en fête, le temps s’arrête :
« …j’ai le droit d’être qui je suis, puisque quelqu’un m’aime comme ça, sans vouloir que je sois autrement… »

Le récit qui suit — « La chanson de l’enfant » — se passe de commentaires, tellement il nous connecte à ce besoin-racine en chacun de nous
…jusqu’à un jour se dire : «…Et si la Source de la vie me regardait de cette façon elle-même ? …Elle m’aime ».

Je vous propose d’en faire une méditation qui vous amène tendrement à l’intérieur…

Denis Breton  Continuer la lecture de Lorsqu’on vous aime assez pour vous chanter votre chanson

Jean Vanier : réconcilier le noble et le misérable en nous

ombre, lumière, corpsJe reviens d’un voyage à l’Arche de Jean Vanier en France, où celui-ci fondait en 1964 la première communauté d’un réseau d’accueil de personnes vivant une déficience intellectuelle.
Je venais retrouver mon filleul qui n’en a peut-être plus pour longtemps à vivre, et saluer des accompagnateurs avec qui j’ai gardé de solides liens depuis les années 1975-76. J’y avais découvert un mode d’implication qui a changé la trajectoire de ma vie pour la suite.

J’ajoute ma parole à ce que les médias en ont rapporté, d’une part pour rassurer les gens tentés de perdre confiance dans la valeur de l’Arche — un concept d’accompagnement que je considère toujours aussi valable, et plus que jamais nécessaire à notre époque.
D’autre part, j’aimerais saisir l’occasion d’offrir une hypothèse de compréhension utile à notre propre quête de sens, face à la question qui nous a tous tenaillés ici : comment un leader spirituel considéré aussi inspiré qu’inspirant a-t-il pu se laisser aller à des abus sur des personnes ? Je ne viens pas juger, je cherche à comprendre.

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Occuper son territoire personnel : un pas vers l’amour de soi?

Nos héritages religieux ont quelquefois entretenu la vision que prendre soin de soi était de l’égoïsme — créant un conflit intérieur qui peut générer bien des ennuis de santé. …Jusqu’à le conscientiser et alors nous prendre dans nos bras, renouvelant notre compréhension de la vie.
Ce qu’on appelle l’ego — ce besoin de prendre sa place au soleil, gauchement pendant un temps! — se pourrait-il qu’il soit en fait un mécanisme inventé sur mesure pour cette école qu’est la vie terrestre? 
En effet, on lui doit de nous apprivoiser à ce que nous avons d’unique, et peu à peu à l’envie d’en faire cadeau au monde.
Le culte de l’ego alors fait place à l’amour de soi, bien différent: celui où, libéré de nos peurs, il devient impensable de se priver d’en aimer d’autres.
Magie de la vie…

Denis Breton

Quelle différence faites-vous entre l’amour de soi et le culte de son ego ?

Toute une différence !
L’amour de moi m’apparaît être dans la ligne de l’estime de moi-même, de la vérité sur qui je suis au plus profond, et de ma confiance en la vie.

Le culte de mon ego me parle d’une recherche fébrile pour arriver à m’apprécier. Je le quête auprès des autres pour me persuader que je suis aimable : «Aime-moi don’ !…» «Ne me rejette don’ pas…». C’est dans la ligne de la peur de la vie, ça devient même mensonge sur qui je suis.
Voyons ça d’un peu plus près : Continuer la lecture de Quelle différence faites-vous entre l’amour de soi et le culte de son ego ?

Une découverte qui étonne, au temps du coronavirus

Beaucoup de gens se surprennent à faire cette remarque : en restant chez nous, en gardant nos distances physiques avec les autres, nous ne savons jamais si cette fois c’est nous qui allons être protégés, ou si ce sont les autres.
Du coup, la vie cesse d’être une affaire de choisir entre c’est-moi ou c’est-les-autres. C’est nous-ensemble.

Tiens, ces jours derniers Gilles Vigneault parlait de ça  : « On apprend qui nous sommes dans cette pandémie, on apprend que nous sommes tous devenus responsables de nous, et du voisin. C’est extraordinaire. Ça ne nous est jamais arrivé avant (…) dire à l’autre (…) “Attention, tu es responsable de moi comme je suis responsable de toi” » *

Denis Breton

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* Une entrevue avec Patrick Lagacé, La Presse, 2020-03-29.

Retrouver la certitude de notre beauté

Rupture amoureuse… sentiment de vieillissement… perte d’emploi… Tout ce qu’il faut me dévaloriser à mes propres yeux, m’inquiéter du regard des autres.
C’est l’heure de me rappeler ma valeur profonde : elle ne changera jamais, peu importe ce qui m’arrive. Me connecter à cette croyance renouvelle mon énergie pour rebondir, dans l’instant. De quelle façon vais-je me prendre dans mes bras ?…
Nos croyances font nos perceptions, et celles-ci nos émotions.

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